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Source : CNIL
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Avec grande curiosité et sans idées préconçues – le sujet pousse pourtant à s’y vautrer ! – je suis allé voir ce que le cinéma de 2026 avait bien pu faire de la geste gaullienne durant la Seconde guerre mondiale. Eh bien, étonnant…
Lorsqu’on s’est habitué à quelques facilités technique, au choix des acteurs, revient en mémoire ce que l’on sait de cette histoire et bien vite, on oublie ces contingences pour suivre cette véritable saga, avec ses rebondissements incessants, ses hauts et ses bas, ses héros, ses sournois, ses méchants… Surtout, on va d’une confrontation à l’autre avec un destin contraire qu’il faut retourner sans moyens ni recul possible, on suit des personnages engagés sur des chemins minés avec pour seul objectif d’aller au bout sans s’arrêter ni mollir. C’est la démonstration éclatante de la nécessité d’un but de guerre clair et précis pour toute action, fut-elle folle dans son ambition par rapport aux moyens déployés. Quelle leçon que la construction des intentions pour y parvenir, apparemment détachées des réalités sordides du moment, des rapports de forces écrasants, des puissances contraires et autres appuis à géométrie variable, qui fait appel à une foi inébranlable dans la capacité à se dépasser de ceux qui vont être à la manœuvre dans les pires conditions qui soient et qui pourtant sont génératrices de la plus grande motivation, comme par esprit de contradiction. Et voir, en forme de poupées russes, la foi du grand chef ruisseler jusqu’au simple soldat pour qui l’impossible devient un objectif abordable en toute modestie et en tout sacrifice. L’accent est mis dans ces films sur des personnages singuliers dont les talents émergent avec éclat, comme sublimés par la difficulté et le tracas. Parmi lesquels, un, devenu emblématique, exemplaire et toujours au sommet, que ces films font redécouvrir aux français de 2026 : Leclerc ! Philippe de Hauteclocque, né fin 1902, capitaine en 1940, général d’armée à sa mort fin 1947 à 45 ans à peine. Qu’à l’impossible lui était tenu, parti de rien, meneur de va-nu-pieds armés de bric et de broc, n’obéissant qu’à son objectif final, exaspérant ses chefs, n’en faisant qu’à sa tête, renversant tout sur son passage impétueux, caractère éreintant pour ses hommes tenant à lui comme la prunelle de leurs yeux souvent horrifiés de le voir sous le feu cherchant l’issue la meilleure au combat en cours. En un mot, un officier totalement atypique et brillant, sûr de sa vista, commandant devant à ses risques et périls, contrôlant tant bien que mal son caractère entier, détesté ou adoré, mais respecté. Un monument ! Dans les films, on se rend bien compte de l’aura du personnage, de son impact sur son entourage, du respect dont il jouissait, des espoirs qu’il suscitait. Ça parait trop beau, au point que je suis allé aux sources pour me faire une religion sur ce cavalier de petite noblesse picarde catholique, pur produit de sa classe sociale. Je me suis tourné vers sa biographie, la plus citée, celle de Jean-Christophe Notin, construite sur les sources primaires auxquelles cet auteur a eu accès, notamment l’abondante correspondance échangée à cette époque entre les divers protagonistes. Et quels protagonistes ! Il m’est apparu bien vite que ce que montre les films est bien la réalité stupéfiante du parcours de ce soldat collant parfaitement à une époque où il était urgent de réagir vite quitte à renverser les tables, de sortir des sentiers battus pour innover avec audace, d’arriver par là où nul ne vous attend, de désobéir à des ordres déconnectées des réalités du terrain, de contester des chefs incompétents, de secouer les décideurs sans fioritures, etc. Rien de bien militaire au sens habituel. Le livre confirme que de tels personnages, seuls aptes à débrouiller des situations impossibles, provoquent des complicités inavouées et occultes aux plus hauts niveaux, prétexte à décisions autrement ardues à prendre sans les ouvertures de génie ainsi dévoilées. Cette histoire extraordinaire pousse à quelques réflexions intéressantes. Ce sont les circonstances qui créent les personnages aptes à les dominer. Les règlements et les ordres ne sont pas paroles d’Évangile, ils doivent être contestés s’ils ne sont pas ancrés dans la réalité du moment, quand ça se précipite, commander de l’avant est un avantage, la loyauté a pour seul maitre l’intérêt général. Au moment considéré, le général Leclerc et son mentor, le général de Gaulle, tous deux dissidents, ont discerné et choisi la seule voie honorable pour notre pays, plutôt que le renoncement et la complicité. Leur engagement n’en été que renforcé et leur aura aujourd’hui demeure. |
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La canicule m'a poussé vers les salles obscures et climatisées...et je ne le regrette pas. Ça se regarde comme un bon film d'aventures, l'aventure extraordinaire de la France à travers De Gaulle et autres personnages légendaires.
Mais j'ai constaté qu'il n'a pas passionné les jeunes, hélas |
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