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Source : CNIL
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Le hasard fait quelquefois bien les choses ! Rencontre étonnante entre lecture et cinéma. En quelque jours, j’ai vu deux films, l’un récent, « Les rayons et les ombres » de Xavier Giannoli (2026), puis « Don’t look up » d’Adam McKay (2021) après avoir relu pour la nième fois « L’étrange défaite » de Marc Bloch, livre poil à gratter qu’il est bon de n’oublier jamais tant il est pertinent et d’une actualité hélas permanente dans nos sociétés structurellement figées.
« Les rayons et les ombres » décrit la dérive et la déchéance d’un journaliste pacifiste des années 30 vers la collaboration la plus crasse avec le nazisme durant l’Occupation, alors que « Don’t look up » illustre de manière caricaturale le déni de réalité de la classe politico-médiatique américaine affrontant l’arrivée inopinée d’un astéroïde géocroiseur de science-fiction, Everest ambulant de taille à ravager la Terre et de nous y effacer d’un seul coup. Quant à « L’étrange défaite », que j’évoque souvent ici (« Marc Bloch » du 16 août 2023…), ce livre décrit la débâcle française de 1940 et surtout ses raisons profondes vues par un historien parmi les plus illustres de la discipline. Le mélange des trois est détonnant ! Les trois scenarii se déroulent dans des sociétés aux valeurs et structures démocratiques très proches et mettent en lumière la faillite totale des dites élites politico-médiatiques au sens où elles ont perdu de vue les valeurs et principes fondateurs des sociétés humaines qu’elles dirigent de fait. La décence commune au sens d’Orwell, notre bon sens, lui aussi, leur a échappé. N’agissant que suivant leurs intérêts de caste et de personnes, ces élites perdent le sens des réalités jusqu’au déni, soit parce qu’elles sont incapables de conceptualiser et de réaliser ce qu’il se passe, soit parce qu’elles sont écrasées par la découverte de leur inanité. Incapable de donner un sens à ce qu’elles savent, figées dans des certitudes irréfutables, elles ne font rien, restent sur leurs rails. Un autre travers est mis en évidence ici, un peu au second degré mais tout aussi déterminant dans les causes du désastre. Il s’agit de la culture de ces élites, qu’elles proviennent de castes supérieures ou constituées d’individus poussés par leur ambition ou leur voracité, le goût du pouvoir étant le ciment commun. Cette fameuse culture qui manque tant comme armure de vertu lorsqu’on est confronté aux charmes ensorcelants d’idéologues de toutes sortes, camelots du pire habillés de lumière, capables d’entrainer quiconque les écoute sans méfiance ni esprit critique vers des abimes de crapulerie dont il est impossible de sortir une fois ferré. C’est ainsi que les idéologues au charme de serpents ont pu si facilement instiller le doute dans des esprits incultes et peu armés pour leur résister, qui, une fois pris, ne feront que suivre jusqu’à la déchéance en trainant derrière eux une queue de comète nauséabonde, en chemin vers l’indignité ou le peloton d’exécution. Aujourd’hui, regardant avec horreur la valse nuptiale de nos élites politico-économiques avec les partis d’extrême-droite, héritier directs des serpents du passé, sous le regard enamouré de médias à la botte de pouvoirs privés aux desseins obscurs particulièrement éclatants, je me pince pour me réveiller. Je suis d’autant plus sensible à cette dérive infâme qu’elle s’est déjà offerte en spectacle dans de proches pays européens où la conséquence a immanquablement été une attaque en règle de nos grands principes qui n’ont même pas pu trouver de défenseurs efficaces dans des institutions européennes tellement attachées au respect de procédures absconses qu’elles sont incapables de sévir lorsqu’il en est encore temps. Heureusement, la population a encore son mot à dire et se trouve capable de virer les salopards s’ils en font trop et trop ouvertement, cf. Orban et son système corrompu jusqu’à la moelle qu’il avait pourtant cru intouchable à force de tordre le bras aux institutions de la Hongrie… Encore s’est-il trouvé que cette population soit appelée aux urnes, le candidat dictateur n’ayant pas encore trouvé le truc pour l’en dispenser. N’est pas Pétain qui veut. Fréquentation du diable, déni de réalité, corruption, déculturation, peste du fric et du pouvoir, sont toujours à la manœuvre pour le pire, rien ne semble avoir changé. Et quand on parle de moyens de contrôler ce bazar, tollé général… qui en dit long sur l’honnêteté intellectuelle des protagonistes. La planche savonnée, elle, nous guette… |
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La valse nuptiale de nos élites politico économiques se pratique tout aussi bien avec l'extrême gauche, traînant des relents tout aussi nauséabonds. En détruisant méticuleusement la gauche, puis la droite dites républicaines, notre Président ne nous laisse plus que le choix entre la peste et le choléra...
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