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Source : CNIL
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La mascarade autour du détroit d’Ormuz, bras de fer entre Mollahs rétrogrades et thuriféraires du pire capitalisme se poursuit mordicus, d’un cessez-le-feu à un échange de drones et de missiles. Tout va pour le mieux dans le meilleur des chaos possible, d’où, n’en doutons pas, sortira une corne d’abondance de dollars qui ruisselleront vers les poches habituelles. Pas les nôtres en tout cas.
Je ne sais pas si c’était calculé mais ce bazar est tombé fort à propos, de mon point de vue. Expliquons. Dans le passé récent, j’avais été épaté, littéralement, par la vitesse à laquelle les constructeurs automobiles de la planète entière, s’étaient tournés vers les véhicules électriques. La mise à disposition soudaine de multiples modèles de ces engins à la vente avait été fort bien anticipée, certainement à la suite de réflexions opportunes sur l’évolution des goûts de la clientèle et surtout sur celle de la baisse inéluctables des stocks d’hydrocarbures, épuisés par un pompage effréné. Effroi général dans les chaumières : du fait de la menace des ZFE imposées par les écolos, l’obligation d’acquérir à court terme une bagnole électrique coutant deux fois le prix de la précédente, fit grimper la charge mentale à des sommets ! A tel point que, certainement pour éviter un second round de Gilets Jaunes, un certain nombre de remises en question de ces mesures pour le moins impopulaires ont commencé à être amendées, voire abrogées. Marche arrière toute vue du côté du bon sens qui n’est pas toujours celui du poil. Retour en grâce des bons vieux diesels, remise en cause des ZFE, des champs d’éolienne – hou, qu’elles sont moches et elles tuent les oiseaux ! – sans parler des capteurs solaires à la fabrication confisquée par la Chine dans l’indifférence générale. Et en parallèle, la fête continue de plus belle à en juger par les embouteillages homériques du côté des plages ou des stations de ski. Il faut bien vivre et profiter tant qu’on peut, non ? Et là, patatras ! Donald, l’empereur d’Amérique, auto-proclamé grand finisseur de conflits, en invente un nouveau pour occuper ses soldats et ses usines : on attaque l’Iran fissa, que ce pays se cantonne à produire du pétrole et surtout pas des bombes atomiques ! Et son peuple qui galère sous le joug des mollahs, on s’en fout, pas assez riche à la différence de leurs voisins du Golfe Persique. Seulement voilà, les va-nu-pieds, plus industrieux qu’il n’y parait et leurs maitres tenant à garder leur vache à lait, résistent. Les USA, sans buts de guerre précis, tergiversent, à contrario d’Israël, constant dans les siens, sous-tendus par la conscience du danger existentiel représenté par l’accession rampante de l’Iran à la puissance nucléaire militaire. On en est ainsi réduit aujourd’hui à une sorte de tango de fin du monde, j’avance, je recule, je négocie, je menace et… rien encore. Sauf que la chose s’éternise et qu’elle a réveillé les constructeurs automobiles, les récents reculs politiciens constituent une grave menace sur les lourds investissements engagés pour créer les chaines de montage dédiées aux véhicules électriques. Professionnels du lobbying, ils n’ont pas tardé à renverser la vapeur, pardon, le courant et ont convaincu les politiciens que l’électricité était l’avenir de l’Homme et qu’il fallait cesser de tourner autour du pot en revenant bien vite au tout-électrique ! Mais pas n’importe comment, non ! Avec plein de centrales nucléaires (merci le lobby de la filière uranium !) ou autres, l’électricité, comme le fric, n’a pas d’odeur. Et c’est reparti ! Vous vous dites que je me fais un film de science-fiction, là ? Certainement pas, je ne remets pas en cause le dieu Dollar, Euro, peu importe son nom. C’est lui qui est à la manœuvre, même si, côté positif, cela doit un peu diminuer les émissions de gaz à effet de serre, habituellement dernier de ses soucis ! Il est seulement regrettable de constater l’ampleur de grandes manœuvres militaro-économiques qui font fi d’autres constats plus alarmants et plus fondamentaux : la frénésie du commerce mondial n’est pas remise en cause, ni dans sa nature, ni dans son utilité, la seule préoccupation est qu’il perdure tant qu’il y a du pétrole pour faire avancer les porte-containers, l’idée hérétique de ralentir ce micmac aussi inutile que délirant n’est même pas évoqué alors que ce nouvel épisode après bien d’autres est une nouvelle démonstration de la vulnérabilité d’un système fonctionnant dans un univers marchand fantasmé, bien loin des réalités politiques et religieuses du monde réel. À requin, requin et demi... |
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