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Source : CNIL
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En Iran, nos amis Américains se sont une fois de plus lancés un peu vite dans une de ces expéditions guerrières dont ils ont le secret depuis la fin de la guerre de Corée, dernière implication dans un conflit à la demande très claire des Nations Unies. Un conflit très dur, qui n’est d’ailleurs toujours pas achevé, aucun traité n’ayant été signé entre les Corée du Sud et du Nord ! Un peu long depuis 1953, un peu désolant quand on regarde l’évolution catastrophique du rapport de force qui a mené à l’apparition d’un challenger de plus dans le club des possesseurs d’armes nucléaires, au vu et au su du monde entier. Et quel challenger que ce pays fermé comme une huitre, aux mains d’une dynastie d’autocrates caricaturaux mais bien réels, bien cruels, respectueux à la lettre de la bible 1984…
Depuis 1953, les États-Unis ont petit à petit quitté le giron ONU pour finalement, n’en faire qu’à leur tête en se justifiant par la critique – tout à fait fondée - de l’immobilisme de cette institution paralysée par son mode de fonctionnement qui la rend inapte à s’attaquer à tout ce qui menace les droits de l’Homme et l’idéal démocratique de ses statuts. Après le « containment » des communistes, celui des djihadistes. Et ensuite ? L’évolution des justifications de ces guerres expéditionnaires ouvre un autre débat, ce qui m’amène ici, c’est la manière. Si elles ont toujours débutées en fanfare par des débarquements ou des raids aériens, elles se sont en général terminées en queue de poisson. Mal, donc. Lorsqu’on a en mémoire la manière dont les campagnes du Pacifique et d’Europe ont été planifiées et comment elles se sont terminées, on peut se demander ce qui a bien pu se passer pour tout oublier et déraper d’une telle manière. En 1941, lorsque l’attaque de Pearl Harbour entraine l’entrée en guerre contre le Japon puis de fait contre l’Allemagne, ce grand pays le fait avec des buts de guerre précis qui ont déterminé des intentions fondant des modes d’action redoutablement efficaces aux plans économique et militaire, qui ont permis de venir à bout des deux grands ennemis tout en soutenant prodigieusement des alliés épuisés. Et une fois la paix revenue, à aider tout le monde à reconstruire et à vivre mieux. Depuis, les buts de guerre ne sont certainement plus aussi complets et si les intentions pour les atteindre peuvent dans un premier temps se révéler efficaces en s’appuyant sur un complexe militaro-industriel surpuissant, nul ne semble plus songer à imaginer les sorties de conflits dans l’intérêt général des protagonistes ! Tout semble reposer sur une propagande qui, une fois usée et retombée, pousse la population à menacer le pouvoir politique en place qui n’a plus qu’une solution : ramener les boys à la maison sur une décision aussi brutale que non concertée avec les pays impliqués. D’où un certain nombre de catastrophes dont les traces perdurent dans l’esprit de tous ceux qui se sont trouvés ainsi abandonnés à la merci de leurs ennemis. Frustration et résultats contraires à ce qui était espéré au début de l’action. Souvenons-nous des terribles scènes abondamment diffusées par les médias, au moins des plus notables dans une liste effarante (demandez à Wikipédia !). La Baie des Cochons à Cuba en 1961, l’abandon de Saigon en 1975, l’humiliation au Liban en 1983, partagée avec la France, le raté genre boomerang de l’armement des moudjahidines afghans en 1979 contre les Soviétiques, guerre contre l’Irak qui n’a rien réglé en 1991, intervention désastreuse en Somalie en 1993, vengeance sans issue en Afghanistan en 1991, guerre en Irak à base de fakenews en 1993, débouchant sur l’explosion du pays, idem en Libye en 2011 avec les mêmes conséquences, guerre contre l’État islamique dans une Syrie en guerre civile, départ humiliant d’Afghanistan après 20 ans de guerre pour que le pire continue, conflit contre l’Iran en soutien d’Israël aux buts de guerre bien précis et différents… On en est là. Le résumé ci-dessus montre à quel point il semble difficile d’arrêter une guerre lorsqu’elle est engagée pour de mauvaises raisons. Je rappelle tout cela humblement, nous autres Français, trainons dans le genre de multiples casseroles, la dernière étant notre reconduite à la frontière de l’Afrique. Les raisons d’intervenir chez les autres doivent être fondées sur l’intérêt général bien compris des opinions publiques des protagonistes. Dès l’entrée en guerre, on doit déjà savoir comment et quand en sortir, vite, sinon, enlisement, rejet et déroute tout en fortifiant l’ennemi combattu. De plus et j’ose le dire, principalement, dans un monde d’idéologie marchande, les politiciens doivent d’abord combattre les puissances économiques qui vivent ces conflits comme des aubaines, sans états d’âme, le sort des peuples étant le dernier de leur souci, d’abord la garantie du libre commerce ! |
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