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Source : CNIL
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La fête continue en ce bas monde déboussolé.
L’Organisation des Nations Unies instituée le 24 octobre 1945, c’est-à-dire à l’ère secondaire du temps des réseaux sociaux, n’a cessé depuis d’accumuler les critiques et les difficultés. Revenir avant la Tour de Babel est un rêve intouchable. Composé de 193 états membres, certains (le Conseil de Sécurité) plus égaux que d’autres, le Machin (cf. Charles de Gaulle) coûte beaucoup et agit peu, emberlificoté dans les contradictions de ses mandats, la fragilité de ses financements et les intérêts plus que divergents de ses membres. Ça tire à hue et à dia… Et justement, les membres les plus éloignés de ses principes fondés sur les droits de l’Homme, semblent avoir trouvé une offre concurrente aux valeurs plus acceptables en ces temps de sociétés marchandes soumises à la loi du plus fort : le Conseil de la Paix. Une offre proposée par le grand chef à plumes oranges, spécialiste du défraiement de chronique et du chaos permanent, qui voit là moyen de s’entourer de semblables aussi peu préoccupés d’humanisme que d’un quelconque partage de pouvoir ou de richesses. Avec un droit d’entrée à un milliard de dollars, exit les va-nu-pieds et les exigences morales, bienvenue au libre exercice de la force et de la prédation. Fric et pouvoir. Je ne suis pas étonné de cette invention que j’avais baptisée en son temps « ONU des autocrates ». Je n’avais cependant pas osé imaginer que le patron de cette horreur serait celui du pays de la Liberté et des Droits de l’Homme (cf. la constitution des États-Unis d’Amérique !), son président en personne, Donald MAGA, duc du Groenland et protecteur du Canada. Le patron du Monde Libre, celui des décennies de guerre froide, tout ça pour ça ! La réalité dépasse la fiction. Les bras ne m’en sont pas tombés tant je m’attendais à tout, mais là, c’est quand même fortiche ! C’est en effet la victoire par KO de l’idéologie néolibérale sur l’esprit des Lumières. Le triomphe de la force brutale sur l’humanisme. La liste des pays signataires de la charte du Conseil de la Paix et des membres de son conseil exécutif (les curieux peuvent aller se faire peur sur Wikipédia…) est significative de ses orientations marchandes et autoritaires. C’est un coup d’état néolibéral mondial dont le but est de détruire l’ONU et d’établir de nouvelles normes relationnelles entre états, infiniment plus simples que les précédentes, entérinant la nette séparation et la domination des winners sur les losers. Vous pouvez m’accuser de noirceur, me dire que le truc est tellement énorme et Donald tellement fantasque dans sa toute-puissance, que ça ne tiendra pas. Ce qui est énorme, c’est qu’il ait été possible, ce truc, qu’il existe bel et bien et que sa postérité n’est pas du domaine de l’inimaginable dans un monde qui part en vrille, où les droits autoproclamés de chacun dépendent de la force disponible pour les défendre. Jusqu’où ira Donald ? La classe politique américaine est en état de sidération, les Républicains n’osent pas combattre leur propre créature, les démocrates sont atomisés façon puzzle. La population divisée comme jamais est tellement remontée que les armes omniprésentes et à portée de main risquent de devenir les meilleurs arguments dans les prochains débats électoraux… La mémoire du coup d’état raté de la fin du précédent mandat de Donald augure mal d’un mauvais résultat des élections de mi-mandat qui pourraient le mener à une insupportable limitation de ses pouvoirs. Et à une nouvelle transgression, à un nouveau Rubicon. A le voir et à l’entendre, au-delà de se demander naïvement comment une personne pareille ait pu parvenir à un tel niveau de pouvoir, on ne se trouve aucune raison d’être rassuré pour un avenir qui nous concerne tous, aussi incertain soit-il. Un avenir planqué dans une pochette surprise kitsch. |
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L'ONU, malgré toutes ses difficultés et insuffisances (mais comment pourrait-il en être autrement dans une organisation comptant près de 200 membres, cf la quasi impossibilité pour quelques partis politiques de se mettre d'accord à l'Assemblée Nationale chez nous ?), est nécessaire. Elle l'est même plus que jamais depuis sa création face au nombre croissant de dirigeants plus ou moins toxiques et dangereux. Monsieur Trump n'en constitue qu'une des facettes, la plus visible il est vrai...
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