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Source : CNIL
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Durant le confinement de 2020, j’avais imaginé une forme d’utopie me paraissant assez productive en regard du système débile dans lequel nos vies sont verrouillées : le capitalisme des connaissances (cf. « Pour une économie des connaissances » du 21 mai 2020).
Qu’est-ce que c’est que ça, vous demandez-vous à juste titre, il était shooté à l’hydroxychloroquine ? C’était en quelque sorte une idée systémique, celle de remplacer les marchandises générées à partir du temps de travail humain animant des moyens de production dans le but de créer de la plus-value économique, par des idées et connaissances nées du temps de cervelle humaine utilisant l’observation du monde et les savoirs existants pour avancer dans la compréhension de notre espace-temps et de notre intérêt général en tant qu’espèce vivante. Une idée pouvant cohabiter avec le capitalisme marchand traditionnel, il faut bien vivre ! Mais allons plus loin dans les effets secondaires de cette idée saugrenue : le capitalisme matériel, c’est le mouvement, l’immobilité lui est fatale, les marchandises doivent circuler sinon c’est l’embolie. C’est pire encore pour les connaissances et les idées : si leur libre circulation est le facteur principal de leur croissance, leur immobilisation est une catastrophe pour l’Humanité. En effet, un tel arrêt conduirait à tenir pour définitif l’état de l’art à cet instant t sans possibilité de le voir évoluer jamais. Un bétonnage de la pensée. La fin de la pensée au profit d’un état de fait dans lequel l’imagination est hérétique. Cela ne vous dit-il rien ? Je ne parle ici que de l’enfermement dans une pensée dogmatique, irréfutable, impossible à remettre en question parce que c’est comme ça. C’est le propre de certaines idéologies politiques ou religieuses qui ont empoisonné notre longue histoire avec des conséquences épouvantables et pourtant si faciles à oublier au cours du temps sous les coups de l’indifférence ou de l’oubli des expériences passées. Une fois empoissés dans ces immobilismes, nous voici bien incapables d’évoluer, de choisir d’autres voies vers l’intérêt général, de retrouver cette liberté de pensée seule garante du redémarrage de la machine capitalistique génératrice de connaissances. L’arrêt de la circulation des idées coïncide toujours avec la croissance de l’oppression et la venue de d’un hiver mental fait d’aprioris, d’idées reçues et de pensée unique. Dans les événements récents touchant les orientations que prend notre monde, je perçois avec inquiétude les premières traces d’un danger mortel pour l’esprit des Lumières et tout ce qui en a découlé depuis, les libertés de pensée, d’expression, de croyance, de déplacement, mais aussi pour les grands principes de la République, liberté, égalité, fraternité, et bien sûr laïcité, équité… Autour de notre pays montent des pouvoirs ouvertement tentés par l’autoritarisme et un retour à des valeurs contraires aux nôtres, venant renforcer l’ONU des autocrates déjà en place et fort active car rassérénée par notre déliquescence morale et sociétale. En effet, ici-même, on ne compte plus les coups de canif donnés à nos principes par stupidité ou intérêt de certains dans un contexte intellectuel marqué par une binarité militante menant tout droit à un affrontement de pensées dogmatiques. Tout le contraire de ce que nous nous évertuons à être. Nous avons une telle trouille de l’avenir tel qu’on nous le vend à coups de propagande et de mensonges que la liberté nous apparait comme un danger plus grand que l’asservissement dans la sécurité d’une bien-pensance castratrice. Ne tombons pas dans le panneau, toutes les idées sont bonnes à débattre, ne nous interdisons aucune piste pour sortir du marasme, surtout celles qu’on ignore ou qu’on s’acharne à nous décrire comme des impasses ! Nos idées et connaissances doivent rester mobiles pour évoluer et s’affiner. |
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