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Source : CNIL
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Je reviens pour la troisième fois (épisode 1 le 10 décembre 2016, épisode 2 le 31 août 2019) sur la notion d’intérêt général et je suis un peu grognon vu que la chose est encore plus oubliée aujourd’hui qu’hier. Pourtant, dix ans ont passé ! Et rien.
Les différents événements nationaux et internationaux concernant la vie du monde démontrent à l’envie le mépris stupéfiant de l’Humanité pour son intérêt général. On en est plutôt au désintérêt général ! Tout, tout de suite, après moi le déluge et vive la mort ! J’ai l’impression que notre destin global ne répond plus qu’à l’effet Venturi/Bernoulli, qui décrit l’accélération de l’écoulement d’un fluide au fil du temps. L’équation de la chasse d’eau. Vous imaginez donc où nous allons tête la première ! La notion d’intérêt général est favorisée aux moments où il est impérieux de faire société, face au danger par exemple. C’est la condition sine qua non de l’action collective. Au moment où le Conseil National de la Résistance a travaillé, dans un pays occupé et asservi, l’intérêt général était une utopie transformée en but de guerre. Tout a été fait pour l’atteindre, à commencer par l’expulsion de l’ennemi. Aujourd’hui, les sociétés sont minées par l’individualisme, effet secondaire du capitalisme sans frein. La propagande du système est telle que nous sommes divertis des soucis fondamentaux de l’existence au point où nous nous sentons tous en sécurité, menacés de rien. Et donc prêts à rien. D’où contexte de désintérêt général. Chacun pour soi. Les gens de pouvoir vivent sur une autre planète, où ils doivent sans cesse composer entre les intérêts privés et l’intérêt général, gymnastique dangereuse où la corruption guette aux quatre coins du tapis. Sombre tableau qui soulève une question cependant : nos sociétés progressent pourtant dans le sens de l’intérêt général, doucement mais sûrement. La présente commedia dell’arte au sommet de l’état est exemplaire en ce sens, où les différentes factions exigent tout et son contraire en espérant que les mesures qu’ils défendent soient endossées par le pouvoir en place, ce qui leur épargnera toute impopularité au moment de le remplacer. Faux cul et efficace. La bonne ville de Lyon offre un autre exemple de ces turpitudes. La municipalité écolo a transformé la ville en chantier tous azimuts au grand désarroi des habitants et des commerçants qui doivent chaque jour chercher leur chemin entre les tranchées. Chance pour les oppositions, cette municipalité a un peu raté sa communication après des débuts un peu rugueux, l’exercice du pouvoir étant une découverte pour elle. L’application des mesures pour lesquelles elle a été élue a vérifié une loi d’airain : le diable est dans les détails ! Tracer de nouvelles lignes de tramways a impliqué de reprendre tous les réseaux qui avaient été abandonnés par les municipalités précédentes, les chantiers prévus devenant ainsi pharaoniques et interminables. Le terrible prix à payer pour faire ce qu’on a dit et mettre la ville au niveau des exigences de l’intérêt général en matière écologique, énergétique, etc. C’est donc du gâteau pour l’opposition dans la campagne des municipales qui débute déjà. Du gâteau de surfer sur les mécontentements pour, et plus tard si elle l’emporte, d’hériter d’une ville transformée sans avoir à en payer le prix en popularité et aigreurs diverses… C’est tout à fait dégueulasse mais c’est la loi du genre. C’est ainsi qu’on avance vers l’intérêt général dans une démocratie où tout le monde n’est pas ouvertement d’accord sur ce qu’il recouvre. Pas dans ma cour, mais si un autre prête sa cour, je suis content, mais discrètement, hein… Quant au degré d’urgence, c’est option « y’a pas le feu ! ». |
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Je ne partage pas du tout ton analyse sur Lyon. La transformation de la ville a commencé avec Gérard Collomb, bien avant que les écolos ne s'attribuent certains de ces succès.
Et que dire des voies lyonnaises (VL1 notamment) recreusée une première puis une deuxième fois quelques mois seulement après leur inauguration en grande pompe. Quant aux successeurs, ils vont surtout hériter de caisses désespérément vides... Les écolos n'ont pas fait une simple erreur d'appréciation. Ce sont des idéologues qui ont voulu imposer leur vue sans souci des lyonnais. |
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Mon propos était justement la récupération sans honte de ce qu'ont fait les prédécesseurs par ceux qui arrivent même s'ils sont idéologiquement bien différents. Ce n'est bien sûr pas une règle d'airain.
Je voulais aussi dire que l'intérêt général ne progresse souvent qu'en profitant de petites failles entre les égos et les ambitions personnelles. Les écolos, malgré leur attirail idéologique parfois repoussant, s'inscrivent dans une continuité accélérée vers une transformation de nos modes de vie urbaine, vers la transition du tout bagnole au pas de bagnoles, de la recherche d'une place de parking à la recherche d'un arrêt de bus, du tout goudron à la verdure partout où il est possible d'en planter ! C'est en effet copernicien. Et ça fait mal aux habitudes. dont l'évolution doit être accompagnée du mieux possible. C'est là où le bât blesse, car les conséquences de toute évolution majeure sont souvent imprévisibles et lourdes à canaliser. Patience et longueur de temps. Une récente visite à Copenhague m'a montré qu'une grande ville, riche et active, s'accommodait fort bien d'une autre approche des transports. Depuis la rentrée et la transformation du réseau TCL par zone, je prends le bus autant que faire se peut pour aller à Lyon. Une perte de temps compensée par un gain de lecture et de sérénité, au prix d'une planification de mes déplacements, ce qui, j'en conviens, à l'ère de la dictature des envies soudaines, parait insupportable. Il faut réapprendre à voir plus loin que la minute suivante, à lever les yeux du trottoir vers l'horizon. |
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