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Source : CNIL

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SUJET : La politique au pas de charge

La politique au pas de charge 10 Jui 2024 14:03 #2563

L’interminable dérive politicienne nourrie de frénésie irréfléchie qui empoisonne la vie de la Nation et déroute ses citoyens, vient d’atteindre un paroxysme avec ce scrutin européen aux candidatures dispersées façon puzzle entre 38 listes et au résultat en forme de manque totale de repères des malheureux électeurs.
Face à cette confusion généralisée, le Grand Chef à plumes a décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale et d’organiser de nouvelles élections législatives les 30 juin et 7 juillet prochains.
Pour sûr, les désunis auront sûrement le temps d’éteindre leurs querelles pour aller au charbon au coude à coude ! Et les unis d’y aller au chacun pour soi, flairant la bonne affaire.
La dissolution n’est pas forcément une mauvaise idée pour mettre fin à des années de confusions, de mélange de tout et de son contraire. Mais comment convaincre les citoyens que raison reviendra comme par magie alors que le même barnum sera invité au même festin ? Ça…
J’espère que l’urgence ainsi décrétée aura un effet positif sur tous ceux qui s’égarent par une étrange fatalité dans d’incessantes querelles byzantines et qu’ils sauront sortir de l’indécence politique de leurs agissements habituels pour revenir à l’essentiel et annoncer clairement ce qu’ils proposent pour le pays et les gens qui y vivent mal l’impression qu’on ne les écoute ni ne les entend jamais.
Que va-t-il se passer lors de cette échéance pour le moins inattendue, car les élections européennes sont le plus souvent l’occasion d’envoyer des signaux en forme d’avertissement sans frais en vue des élections nationales qui, visiblement, sont toujours les seules intéressant les Français. Pourquoi dissoudre alors que rien n’y obligeait que l’impression d’un chaos croissant ?
Je pense que le stratège en chef tente ici une démonstration par l’absurde.
Si, comme on peut le penser, les autres partis n’ont pas le temps de s’unir efficacement, c’est-à-dire autour de programmes crédibles ou bien en sacrifiant à leur dévotion à la machine à perdre, ce prochain scrutin verra le RN profiter de sa dynamique pour l’emporter et se retrouver en position de gouverner le pays.
Et là, nous en arrivons à la démonstration par l’absurde : une fois au pouvoir, on verra bien ce dont ils sont capables, les fachos ! Et ce sera tellement le bazar qu’ils en seront chassés par de nouvelles élections. Pas idiot, mais totalement aventuriste en un temps où la préférence de beaucoup va à la sécurité et à l’ordre, plutôt qu’aux libertés et à la tolérance. Bien sûr, nous ne sommes pas en 1933, les gens sont différents, ils sont habitués pour beaucoup à n’en faire qu’à leur tête et sont très chatouilleux à propos de leur mode de vie, mais jusqu’à quel point ? Aussi, un RN habile populiste et grand caresseur dans le sens du poil, pourrait se maintenir et démolir la société démocratique sans coup férir, sans même avoir besoin de faire voter des lois, certaines de celles qui l’ont été ces dernières années suffisant largement, si on les applique à la lettre, à verrouiller toute opposition, à clouer le bec à la presse libre et à persécuter la libre-pensée.
Cependant, le stratège en chef peut se tromper, ce ne serait pas la première fois, les raisonnements trop alambiqués s’effondrant souvent sous leur propre poids. Je doute que nos concitoyens soient stupides au point de s’enchainer eux-mêmes en donnant carte blanche à un RN dont les desseins sont trop flous pour être honnêtes faute d’un véritable programme politique difficile à construire pour qui capitalise de façon native et attrape-tout sur les seules râleries de comptoirs. Peut-être voulait-il placer tout un chacun devant ses responsabilités et ses lacunes en imposant ce moment politique au pas de charge, lui que nous sentons de plus en plus impatient, l’œil sur la fin de son mandat ?
Le niveau élevé de stupéfaction observé dans les rangs de la majorité présidentielle donne à penser que la dissolution a été décidée en très petit comité, ce qui ne va pas motiver beaucoup ses chefs et ses troupes pour affronter la bataille qui s’annonce. Et surtout ses conséquences. Idéalement, peut-on rêver à une remise en question de l’application dogmatique de principes économiques nous menant tout droit à la catastrophe, je parle du grand marché libre et sans contraintes et de son effet secondaire inévitable : la loi du plus fort et du plus dégueulasse. Cela serait un coup de tonnerre bien plus puissant que cette dissolution aux conséquences bien incertaines…
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