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Source : CNIL

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SUJET : Alors, pourquoi nous battons-nous ?

Alors, pourquoi nous battons-nous ? 26 Mai 2024 09:23 #2559

En 1940, au début de la Bataille d’Angleterre, alors que le pays était bien seul face à l’agression allemande, son Premier ministre, Winston Churchill, à la recherche de financements pour nourrir l’effort de guerre sans précédent auquel son pays était contraint, refusa de tailler dans le budget de la Culture sous cet extraordinaire prétexte : « Alors, pourquoi nous battons-nous ? »
Et nous ?
Plus encore que ses frontières, que ses populations, que ses richesses, sa culture est caractéristique d’un pays. On dit que c’est ce qui reste lorsqu’on a tout perdu.
Vivant dans un pays d’accueil, nous sommes aux premières loges pour le savoir ! Tous ceux qui ont rejoint la communauté nationale, pour quelques raisons que ce soit, ont amené avec eux leur culture d’origine, tout comme nous emmenons la nôtre alors que nous nous expatrions. On n’oublie pas sa langue, ses traditions, sa vision du monde et ses arts en traversant les frontières.
Ce fait établi est la source de nombreuses difficultés d’intégration qui ne s’aplanissent qu’au fil du temps, en fonction de la tolérance des partis en présence et de la perméabilité de la société d’accueil.
Ainsi, par un effet d’infusion, certains us et coutumes trouvent leurs places des deux côtés à proportion des populations impliquées mais aussi de leurs aspects pratiques : évolutions linguistique, religieuse, culinaire, éducative…
Cela s’est toujours passé ainsi, les uns influençant les autres et réciproquement, avec plus ou moins d’agressivité ou de résistance, poussant la culture du pays d’accueil à évoluer et celles des arrivants à s’adapter pour s’intégrer.
J’ai cependant un regret : même si je ne sais pas trop comment nous pourrions nous y prendre, il est dommage que dans nos musées et hauts lieux de la culture nationale, pas seulement dans les grandes villes, on ne croise pas les petits nouveaux qui découvriraient notre pays bien différemment que par le biais de la lorgnette politico-socio-économique. Et comprendraient bien mieux l’origine de manières de voir le monde bien différentes des leurs. Je pense que le milieu associatif pourrait avoir un rôle capital en la matière : viens avec moi, je te montre mon pays, tu comprendras d’où il vient, pourquoi et comment, tu me raconteras le tien et nous nous amuserons de différences pas si abyssales que ça…
J’ai un autre regret en constatant, avec le temps, une érosion permanente des crédits accordés à la culture dans le budget national. Idéologie comptable.
Après une naissance fracassante avec André Malraux, le ministère de la Culture a accompli de grandes choses mais ses pouvoirs se sont étiolés petit à petit dès la fin des années 90 sous les coups de l’idéologie économique s’imposant au monde, transformant tout, nous compris, en marchandises.
Les budgets ont commencé à se tarir, l’État s’appuyant de plus en plus sur des mécènes privés aux desseins tout aussi privés, pour donner l’illusion qu’il continuait à considérer la Culture comme le ciment de la Nation.
Aujourd’hui, nous parlons beaucoup du marché de l’art, qui ne préoccupe que quelques privilégiés, mais qu’en est-il de l’aspiration universelle à la pratique des arts ? Une fois de plus, ce sont les individus qui s’en débrouillent, des associations et leurs bénévoles qui les fédèrent.
Je n’ose pas évoquer la grande misère de l’enseignement des arts à l’école qui préfère souvent, à la place, s’emparer de sujets à la mode en oubliant que parce qu’ils sont à la mode, leur intérêt disparaitra aussi vite qu’il est apparu.
Et nous ? Pourquoi nous battons-nous ? Pour des parts de marchés ? Pour être toujours plus riches de biens dispensables ? Pour ne pas nous voir tels que nous sommes ? Sommes-nous prêts à affronter une pluie de ferrailles énervées balancées par des gens qui nous veulent morts ou esclaves ? A payer le prix fort d’un véritable engagement pour nos principes, nos valeurs et notre culture, nos familles, nos amis, notre monde ? Ou pensons-nous que, comme tout s’achète et tout se vend, pas la peine de s’en faire, on trouvera toujours moyen de s’entendre autour du carnet de chèque.
Bonne question au moment où nous découvrons que certains voient plutôt le monde côté couteau et Kalachnikov…
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