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Source : CNIL

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SUJET : Le temps et la démocratie

Le temps et la démocratie 26 Nov 2022 10:48 #2405

Les démocraties ont un problème avec le temps. Je m’explique.
Dans ce système politique, le pouvoir est censé changer de mains avec une régularité de métronome, histoire qu’il ne soit pas accaparé ou confisqué comme on le constate dans d’autres configurations.
Il a fallu des siècles et des siècles pour que certaines sociétés humaines parviennent à instituer comme principe fondateur cette élection du pouvoir aux plus aptes à l’exercer aux yeux des citoyens.
Pourtant, ce qui apparait comme une panacée universelle au point que les thuriféraires de ce régime cherchent à l’imposer en universalisant ses grands principes, peut être critiquable sous certains de ses aspects.
Le 11 novembre 1947, Churchill avait-il raison d’affirmer à la Chambre des communes, que « La démocratie est le pire système de gouvernement à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire » ?
D’une certaine manière, oui, car ce système génère intrinsèquement instabilité et frénésie à court-terme, deux tendances s’opposant à une partie du fonctionnement de toutes les sociétés (je ne parle pas ici de la pseudo-société ultralibérale qui fait miel du court-terme !). Certains de leurs choix fondamentaux ne peuvent en effet aboutir qu’après une certaine durée, incompatible avec l’agitation à haute fréquence du débat démocratique. Ce n’est pas une découverte, pensons encore à Churchill qui venait d’être proprement débarqué d’un pouvoir brillamment exercé durant les heures sombres de la seconde guerre mondiale, à base de suite dans les idées et de détermination obstinée dans la conduite à tenir. Une fois la guerre terminée, le peuple anglais a tranché, préférant quitter les rails qui l’avaient mené à la victoire pour les pistes plus incertaines d’une vie politique ainsi considérée comme moins verrouillée, voire confisquée, même si au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.
L’histoire a montré que la suite fut bien moins glorieuse pour l’Angleterre. Cette simple observation ne me conduit pas à insinuer qu’un pouvoir fort est préférable au foutoir, mais simplement à constater que sa conduite doit être différente selon de quoi il s’agit de gouverner.
(Et pour m’éviter d’être pris pour ce que je ne suis pas, je rappelle les déboires actuels de Vlad 1er, le contraire d’un grand démocrate, qui croit tout contrôler dans son pays, la Russie si mal en point, mais qui n’est que le jouet des corruptions l’ayant placé au pouvoir. Obsédé et abusé par la sanglante gloire stalinienne, il règne sur une population harassée de violences séculaires et sur une économie qui ne sait plus qu’exploiter sans fin son milieu naturel et ne bientôt produire que des armes).
La vie quotidienne d’une société démocratique ou non, est faite de fils multiples, certains immuables, d’autres exigeant de vastes horizons, certains s’accommodant du temps de réaction aux contingences qui font le sel de son existence. Et de la nôtre, citoyens.
Nous avons tous été choqués un jour ou l’autre par des décisions politiques prises par nos élus, qui vont à l’inverse de celles de leurs prédécesseurs alors que, d’évidence, elles n’avaient pas encore pu produire les effets attendus. Et ainsi de suite.
Les frénésies de reformes scolaires, de santé, des armées, j’en passe et des pires, allant de tout à son contraire, ont mené à une situation de blocage caractérisée par un immense gaspillage de ressources et à la consternation permanente d’électeurs impuissants à comprendre et à juguler une telle gabegie. L’ensemble des acteurs politique a totalement perdu de vue que les fils évoqués plus hauts étaient de deux sortes : ceux qui ne portent des fruits qu’à long terme et ceux qui produisent aussitôt.
Prenons un exemple de cette confusion. La défense du pays est depuis longtemps construite sur des lois de programmation militaires garantissant la stabilité nécessaire au développement compliqué des moyens qu’elle doit mettre en œuvre pour remplir sa mission. Tant qu’on ne touche pas à ces lois, les choses se passent à peu près bien. Mais depuis un certain temps, elles sont remises en question de manière non démocratique par les décisions de fonctionnaires des finances dont le ministère de tutelle a pris insensiblement le pouvoir sur tout, à la plus grande satisfaction du ministre qui l’a en charge.
Imposture et abus de pouvoir qui démontre que notre démocratie n’est qu’apparente. Songez qu’un industriel impliqué dans des fournitures couteuses dépendant de ces lois, doit prudemment doubler ses prix de départ, certain que ce qu’on lui demande aujourd’hui changera dix fois avant terme !
Je pense qu’il est indispensable de bien différencier les fils de court et de long terme et parmi ces derniers, de choisir ceux qui servent l’intérêt général et sont fondamentaux pour l’amélioration de la société en ce qu’elle protège les individus. Puis d’inventer un processus aux mains du Parlement, qui garantirait d’un gouvernement à l’autre, le respect des lois de programmation en leur donnant le temps d’arriver à terme. Et de sortir ainsi de ce circuit les effets de mode ainsi que les petits potentats qui ont pris insidieusement le pouvoir et génèrent une pagaille hors de prix, préjudiciable à la société toute entière.
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