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Source : CNIL

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SUJET : Individu et société

Individu et société 30 Mai 2020 13:59 #2080

Parait-il, les grands succès de lecture du moment sont « La peste » d’Albert Camus et « Le hussard sur le toit » de Jean Giono. Bizarrement, cela parle d’épidémie à un moment où on imagine plutôt les gens attirés par des œuvres plus légères… Cherche-t-on peut-être dans ces fictions à se rassurer en se disant qu’aujourd’hui, ça pourrait être pire…
Pour les amateurs de récits jusqu’au-boutistes, je conseillerais la lecture de « La route » de Cormack McCarthy dont un film éprouvant a été tiré en 2009. On ne sort indemne ni de l’un, ni de l’autre ! Un récit d’horreur sans issue dont la fin ambigüe laisse un goût de cendre. Ne pas dire quelle catastrophe a pu mener le monde à cette extrémité en ne l’évoquant que sous forme de sous-entendus aggrave encore le malaise.
Ces livres au fond décrivent la relation de l’individu et de la société où il évolue. On passe ainsi en revue toutes sortes d’interactions allant de l’abnégation à l’égoïsme, toute la palette des comportements humains est décrite. Sauf dans « La route » où la société a disparu et où les seuls humains qu’on peut rencontrer sont réduits à tenter de vous tuer pour vous manger et durer un petit peu encore sans trop savoir pour quel destin. Tout le reste n’est que chanson de geste.
De là, il devient possible de comparer les réponses données par les gens et leurs sociétés durant les grandes épidémies historiques.
Les plus anciennes ont mis en avant la survie des sociétés alors qu’on ne savait pas assurer celle des gens. Elles sont parvenues à s’adapter et à répondre efficacement à des conditions nouvelles pour remplir mieux leur rôle de protection des individus en produisant plus de science, et en modifiant leur structure pour gagner en cohérence et donc en résilience.
Petit à petit, la place des individus est devenue plus centrale suivant une courbe exponentielle jusqu’à aujourd’hui ou par un stupéfiant grand écart, la société mondialisée et plus encore celles des pays développés, ont adopté d’une part une idéologie économique qui écrase sans vergogne les individus et d’autre part, individualisme aidant, ont laissé le sort de chacun prendre une importance qu’il n’avait jamais connu dans l’histoire.
C’est ainsi qu’une pandémie d’aujourd’hui arrête presque complètement le monde entier pour éviter une hécatombe difficilement acceptable par la sensibilité individuelle du moment. Conséquence d’un ressenti de paix éternelle depuis plusieurs décennies dans les pays développés, les sociétés et les individus ne sont plus prêts aux moindres sacrifices et ne savent plus s’adapter aux situations dégradées. Le langage n’était pas le même lorsque j’étais enfant, alors que mes grands-parents et parents avaient vécu le pire durant deux guerres mondiales.
De ce point de vue, on comprend mieux les valses hésitations des gouvernants et de l’administration qui découvrent que gouverner, c’est faire des choix souvent terribles et les assumer, quitte à être cloué au pilori de l’opinion.
On comprend mieux certains comportements de panique et l’élévation du degré d’angoisse et de dépression dans un public qui ne connait de l’urgence et des désastres que ce qu’on veut bien lui en montrer sur les chaines d’information continue.
On comprend mieux la sidération d’un monde vivant dans le court terme et la diversion, ignorant du passé et peu soucieux d’un avenir forcément planifié et linéaire dans son imaginaire formaté.
On comprendra mieux plus tard, si nous n’y prenons garde pour nous y opposer vigoureusement, que la société néolibérale que nous nous sommes imposé, heureuse d’avoir préservé ses membres comme sources de temps de travail disponible, recommencera sans mollir à les pressurer pour en extraire l’or que certains parmi les puissants ont érigé en sens de leurs vies. Jusqu’à la prochaine pandémie, jusqu’à ce qu’elle se lasse de ces individus trop tout-puissants qui s’opposent à ses desseins et qu’elle ne refasse siens les principes de grands errements du passé suivant lesquels l’individu disparaissait au profit d’une société à son tour toute-puissante, inhumaine et jalouse.
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