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Source : CNIL

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SUJET : Qu'on envoie l'armée !

Qu'on envoie l'armée ! 30 Déc 2018 09:00 #1892

Au moment des premières actions des gilets jaunes, je me suis attendu à entendre la grosse ânerie habituelle en ce genre de circonstances : « qu’est-ce qu’on attend pour envoyer l’armée ? »
Et ça n’a pas loupé, plus précis qu’une bombe guidée par laser, plus inéluctable que les lois de la balistique, plus irrésistible qu’un tsunami !
C’est une sorte de malédiction, à chaque soubresaut de la société civile, bordélique par définition, on en appelle à l’armée, rigoureuse par construction. Observez les prochaines convulsions, et vous verrez que ça ne rate jamais !
Comme si l’armée était la solution aux problèmes de société, ainsi que voudrait le faire croire une certaine presse qui monte en épingle les états d’âmes de quelques généraux en retraite : découvrant les joies d’une parole libérée du devoir de réserve, ils ne font que dire leur désarroi de n’être plus rien après avoir approché du tout, alors que leurs propos sur le monde militaire ne sont pas totalement dénués de vérité et de bon sens.
Il est important de rappeler qu’un officier, bien que soumis à un devoir de réserve tacite, a aussi un devoir d’expression pour refuser des ordres contraires à l’honneur ou pour dénoncer tout ce qui peut entraver l’exécution de ses missions.
Ceci dit, revenons à notre sujet : l’armée n’est pas conçue ni instruite ni équipée pour maintenir l’ordre. Son rôle est de défendre le pays en danger en s’opposant par la force à tout ennemi extérieur, donc pour faire simple et clair, en leur tirant dessus pour les tuer.
On imagine bien que l’envoyer mater des opposants de quelque nature que ce soit tournera au désastre par inadéquation de la riposte à la menace sans parler de la crise morale induite.
Les dernières fois que le pouvoir politique l’a employée, même dans les contextes de l’époque, ont cruellement marqué les esprits ! Peut-être savez-vous ce qu’il s’est passé rue d’Isly en Algérie en mars 1962, durant la grève des mineurs en 1948, lors des révoltes de mai 1945 en Algérie et des vignerons languedociens en 1907 ?
Le maintien de l’ordre est un art de finesse et d’exécution, ce n’est pas le métier de l’armée mais celui de forces instruites en ce sens et dont on constate à chaque manifestation à quel point leurs missions visant à ne pas rajouter de la violence à la violence sont complexes et difficiles à assumer tant elles peuvent paraitre contradictoires.
Vigipirate est une ligne de crête venteuse où tout peut arriver, le pire n’ayant été évité jusqu’à présent seulement grâce à la grande qualité de la préparation des soldats impliqués. Nous sommes à l’interface entre maintien de l’ordre et action de guerre. Situation surréaliste que l’irruption d’individus surarmés et déterminés à tuer au hasard dans un contexte civil paisible.
Le maintien de l’ordre est essentiellement une affaire de sang-froid dont nos politiques devraient s’inspirer, qu’ils soient aux affaires ou non, lorsqu’il s’agit de réagir à des mouvements populaires organisés ou non.
Peut-être devraient-ils être instruits des rôles bien différents dévolus aux forces de l’ordre et à l’armée, peut-être serait-il opportun de leur dispenser régulièrement quelques piqures de rappel en ce sens ? Et de les renvoyer à la faculté d’histoire pour soigner une fâcheuse amnésie en la matière.

Qu'on envoie l'armée ! 30 Déc 2018 10:11 #1893

Cela devient compliqué dans notre société, de trouver la place de chacun et son rôle alors même que celui nos dirigeants ne l'est pas ou plus. Il n'y a pas lieu d'envoyer et ce en aucun cas l'armée contre les gilets jaunes, non seulement ce n'est pas son rôle mais ce n'est pas la solution, et pourtant c'est simple, il suffirait de les écouter (les gilets jaunes) Le problème dans notre pays, il est simple et structurel, ce sont nos politiques.
Nos politiciens ne nous méritent pas...
  • Fabrice Farget
  • Portrait de Fabrice Farget

Qu'on envoie l'armée ! 30 Déc 2018 11:00 #1894

En effet, la confiscation du pouvoir est un sport national favorisé par la forme de nos institutions.
Le commencement d’un retour à la raison est donc d’en changer comme je le proposais dans un article récent.
Pour cela ne comptons bien sûr pas sur la « classe politique » actuelle qui ne va pas scier la branche sur laquelle elle est assise. La parole est à nous, il nous faut inventer la manière de la recueillir et d’en tirer des propositions concrètes à soumettre au suffrage universel.
Au boulot.
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